Dans les allées du Paddock

Lando Norris en Styrie, quelle fin de course !

Pour la première fois dans l’histoire de la Formule 1, un circuit a accueilli deux courses du championnat du monde. Après un premier round littéralement dingue, le Grand Prix de Styrie ne restera pas tant dans les annales. Cette seconde course aura vu les deux Ferrari s’éliminer dès le troisième virage et Lewis Hamilton écraser les débats sans concurrence. Mais toutefois, un pilote a su s’illustrer dans une fin de course agitée en milieu de peloton, en la personne de Lando Norris.

Ce Grand Prix de Styrie était la parfaite occasion pour Norris de confirmer sa superbe performance de la semaine dernière. Qualifié à une superbe quatrième place, il a su parfaitement mener sa barque au milieu des abandons, accidents et faits de course pour garder le bon wagon. Auteur d’un dépassement hardi sur Pérez en fin de course, son dernier tour lui permet de réaliser un superbe coup double : record du tour et podium pour moins de deux dixièmes face à Hamilton, le premier de sa carrière !

Le voilà ainsi de retour sur le tracé de Spielberg pour aller chercher une autre belle performance, mais il gâche quelque peu ses espoirs dès la première séance d’essais libres. Il dépasse Kvyat sous régime de drapeau jaune et perd ainsi trois places sur la grille, une pénalité plus qu’évitable… Il parvient toutefois à atteindre la Q3 disputée sous la pluie pour aller chercher la sixième place sur la grille, qui se transforme en neuvième place une fois la pénalité appliquée. Il part juste devant un Vettel inexistant alors que Sainz est allé chercher la troisième place.

Un départ prudent lui évite d’être impacté par l’accrochage des Ferrari au départ (quand on pensait qu’elles ne pouvaient pas tomber plus bas…), et il garde sa position de départ. Toutefois les McLaren ne sont pas aussi performantes que la semaine précédente, et Norris stagne aux alentours de la neuvième place, puisque si Ocon abandonne sur problème mécanique, Pérez vole sur la piste et remonte dans le classement.

Norris termine sur la 3e marche du podium au Grand Prix d'Autriche 2020

Les monoplaces oranges se retrouvent ensuite huitième et neuvième après leur premier arrêt, Sainz ayant perdu du temps lors de son arrêt. L’Espagnol a laissé filer Ricciardo ainsi que les Racing Point malgré lui. Norris lui remonte peu à peu, et Sainz le laisse filer afin de lui laisser une chance de remonter. Le voici huitième et lancé aux trousses de Ricciardo et Stroll qui se battent toujours pour la sixième place.

Le show Norris commence réellement dans le 70ème et avant-dernier tour. Revenu sur les talons des deux belligérants, il profite de l’attaque de Stroll sur Ricciardo dans le virage n°3 pour passer septième. Sentant sa chance, il tente de passer le Canadien dans ce tour pour le gain de cette sixième place, mais ce dernier résiste aux assauts de l’Anglais. Cependant, Norris finit par trouver la faille dans le virage n°4, dans le dernier tour. Le voilà sixième !

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Mais devant, Pérez en a trop fait à vouloir passer Albon et a endommagé son aileron avant. Le Mexicain se traîne sur la piste et essaie de sauver tant bien que mal sa cinquième place, mais derrière Norris est irrésistible et remonte à pas de géant sur la Racing Point. Dans le dernier double-droite, il parvient à passer Pérez pour prendre la cinquième place, soit un gain de trois places en seulement deux tours ! Derrière, le Mexicain manque de peu de se faire doubler par Stroll et Ricciardo, sauvant sa sixième place à l’arraché.

Norris et Perez au Grand Prix de Styrie ©DDPI

Une stratégie payante, une grande intelligence de course et des pneus plus frais furent les secrets d’une telle fin de Grand Prix pour Norris. Se faufilant à la perfection entre ses rivaux, il totalise désormais 26 points après deux courses, ce qui le place troisième du championnat du monde pilotes derrière les Mercedes ! Performant et opportuniste au volant d’une McLaren en progrès constants depuis deux ans, il y a fort à parier que ces performances ne seront pas isolées. S’il ne peut espérer se battre contre les Mercedes ou les Red Bull à la régulière, il peut parfaitement devenir « best of the rest » et pourquoi pas espérer d’autres podiums si les opportunités se présentent.

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Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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