Au volant des courses,  Formule 1

GP de Styrie : Ferrari, l’art de sauver les meubles face à McLaren

Alors que la Formule 1 aurait dû être en France ce week-end, l’annulation puis le report du Grand Prix de Turquie a quelque peu modifié le calendrier. C’est donc après un Grand Prix de France avancé d’une semaine que la discipline part en Autriche pour y disputer deux courses. La première se déroule pour le compte du Grand Prix de Styrie, et Ferrari y a bien limité la casse face à McLaren après un début de course compliqué.

Ferrari reste sur un Grand Prix de France ô combien compliqué. Aucune des deux voitures n’a réussi à marquer de points, et si Carlos Sainz a terminé 11ème juste devant George Russell, Charles Leclerc a sombré au 16ème rang, incapable de se battre à l’avant. La pluie qui s’est abattue dans le Var dans les heures précédant la course a modifié la tenue des pneumatiques, et Ferrari a été la grande perdante de l’opération. Qui plus est, les McLaren ont toutes deux fini dans le top 6, infligeant un cuisant 18-0.

La mission en Autriche est simple et limpide : se reprendre pour essayer de reprendre du terrain aux monoplaces de Zak Brown. Dans le milieu du peloton lors des essais, Sainz et Leclerc connaissent des fortunes diverses. L’Espagnol échoue ainsi dès la Q2 avec une 12ème place juste devant Ricciardo, alors que Leclerc se qualifie septième derrière Gasly. Norris réalise lui le quatrième temps de la séance et profite de la pénalité de Bottas pour se hisser sur la troisième place de la grille, derrière Verstappen et Hamilton. Avantage McLaren donc…

Et Leclerc ne réalise pas le départ idéal loin s’en faut. Gêné dans le premier virage par Gasly et surtout Alonso qui a plongé à l’intérieur, il se retrouve déporté hors-piste. Pire, il touche avec son aileron avant le pneu arrière-gauche de l’AlphaTauri qui crève instantanément et abandonne, non sans avoir percuté Giovinazzi et Latifi. Leclerc rentre aux stands pour réparer et également décaler sa stratégie, pour sauver ce qui peut l’être. Il chausse donc des durs et repart 18ème tandis que Sainz est 11ème derrière Tsunoda. Norris est toujours troisième, alors que Ricciardo est neuvième, derrière un Russell survolté.

Toutefois, l’Australien laisse soudainement passer plusieurs voitures suite à un problème moteur. Sainz repasse dixième tandis que Leclerc remonte peu à peu sur les voitures qui le précèdent pour entamer l’une de ses plus belles courses. L’Espagnol tente lui aussi de préserver ses gommes medium au maximum pour avoir des gommes plus fraîches en fin de course et espérer sauver quelques points aujourd’hui. Cela lui réussit au-delà de toute espérance puisqu’il se retrouve cinquième après 32 tours, devant Norris qui vient de s’arrêter. Leclerc est lui neuvième derrière Ricciardo sur la même stratégie que Sainz et Räikkönen parti en durs.

Toutefois, c’est le Monégasque qui passe par les stands en premier chez Ferrari, dans le 39ème tour, pour passer des gommes médium neuves, tandis que Sainz prolonge encore et toujours son relais. Ce dernier s’arrête quatre tours plus tard pour passer des gommes dures sur lesquelles il pourra attaquer jusqu’en fin de course. Qui plus est, il joue de chance en repartant septième car Alonso a perdu du temps à se laisser doubler par les leaders, et donc une position. Il repasse rapidement Stroll et se place en sixième position, place qu’il gardera jusqu’à la fin.

Derrière, Leclerc n’en finit plus d’épater son monde à poursuivre sa remontée. Bien aidé par le regroupement devant lui, il double les Alfa Romeo, Vettel, Alonso, Tsunoda et Stroll pour aller chercher une septième place totalement inespérée. En fin de course, seul Pérez en chasse de Bottas est plus régulièrement plus rapide que les monoplaces rouges, qui sont sous les 1.09 ! Sainz échoue ainsi à quelques secondes seulement de Norris, tandis que Leclerc est élu pilote du jour par les fans. Il a réalisé selon ses mots l’une des plus belles courses de sa carrière, surtout qu’il n’y a pas eu une seule voiture de sécurité de la course…

Au championnat constructeurs Ferrari gagne 14-10 face à McLaren et grignote une partie de son retard. La firme de Woking reste cependant troisième avec 12 points d’avance sur celle de Maranello, grâce à la régularité de Norris qui signe un septième top 5 en huit courses ! Mais si la gestion des pneus a enterré Ferrari en France, elle l’a cette fois sauvé en Autriche. Mal embarqués en début de course, les deux pilotes ont su tirer le meilleur parti de leurs pneus pour remonter dans la hiérarchie. Reste à voir si le week-end prochain sur la même piste confirmera cette tendance.

Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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