Séries

2016 : la consécration de Rosberg

Si cette année 2019 est bien partie pour être un récital d’Hamilton, au vu de ses six victoires en huit Grand Prix, tous les championnats n’ont pas eu d’issue aussi prévisible en 70 saisons. Retour ce mois-ci sur ces saisons où le titre s’est joué dans la dernière course, voire parfois même dans les derniers virages.

S’il faut retenir une saison ayant offert un peu de suspense depuis le début de l’ère Mercedes, 2016 est et de loin la mieux placée. Les deux saisons précédentes, avec le changement de réglementation et notamment l’adoption des V6 hybrides, Hamilton a toujours plus ou moins dominé Nico Rosberg, avec des Mercedes largement au-dessus de la concurrence. Le seul avantage est que Wolff laisse par conséquent ses pilotes se battre en piste, avec parfois quelques étincelles.

L’épisode le plus connu de cette rivalité est alors l’accrochage lors du Grand Prix de Belgique 2014, où Hamilton se fait harponner par Rosberg dans le second tour. L’Allemand termine alors second derrière Ricciardo tandis qu’Hamilton abandonne. Pourtant, en fin de saison c’est Lewis qui est couronné, profitant notamment d’un problème mécanique pour Rosberg à Abu Dhabi. 2015 voit de nouveau le Britannique triompher, avec cette fois, Vettel et sa Ferrari dans le rôle du trouble-fête en lieu et place de Ricciardo l’année d’avant.

Hamilton ou Rosberg ?

2016 marque la troisième année de l’ère hybride et tout le monde craint que Mercedes continue d’écraser le championnat. Les quatre premières courses confirment ces peurs… mais Rosberg gagne tout, là où Hamilton termine notamment 7ème en Chine et se retrouve à 43 points de son coéquipier !

Le Grand Prix d’Espagne est le témoin d’une scène incroyable. Dans le premier tour, Rosberg se rend compte qu’il a le mauvais mode moteur dans le virage 3 et voit Hamilton remonter sur lui. Il décide alors de le tasser et ce dernier choisit quand même de passer. L’Anglais se retrouve dans l’herbe, voit sa Mercedes partir en luge et percute son coéquipier. Ce double abandon est le premier de la marque à l’étoile depuis le Grand Prix d’Australie 2011 ! Hamilton reste ainsi de longues minutes dans son cockpit, hagard face à ce qu’il vient de provoquer.

Le duel repart de plus belle lors d’un incroyable final en Autriche, où Rosberg et Hamilton s’accrochent de nouveau dans le dernier tour. Cette fois, l’Allemand est tenu pour responsable. Il ne termine que quatrième avec un aileron avant coincé sous son châssis, alors qu’Hamilton s’impose sous la bronca allemande à la suite de ce fait de course. Hamilton revient alors à 11 points de son rival et relance la course au titre. La saison se résume à un chassé-croisé entre les deux Mercedes, puisqu’Hamilton aligne quatre victoires consécutives avec son succès autrichien, puis Rosberg gagne trois courses à la suite.

La Malaisie, tournant du championnat

Le troisième rebondissement et le réel tournant du championnat reste le Grand Prix de Malaisie. Rosberg, malgré un accrochage au départ et une pénalité de dix secondes à la suite d’un dépassement hardi sur Räikkonën, termine troisième grâce entre autres, à la casse moteur d’Hamilton, qui avait alors course gagnée. Rosberg gagne ensuite au Japon tandis qu’Hamilton ne finit que troisième, laissant une avance de 33 points en faveur de l’Allemand. Avec quatre courses encore à disputer, il lui suffit de terminer quatre fois second pour être titré.

C’est ainsi qu’en arrivant à Abu Dhabi, Rosberg arrive avec 12 points d’avance sur Hamilton, les Mercedes ayant enchaîné trois doublés consécutifs avec à chaque fois Hamilton vainqueur devant Rosberg. Le Britannique, n’ayant plus rien à perdre, arrive plus serein que l’Allemand, qui craint un problème mécanique comme il y a deux ans.

Le final d'Abu Dhabi

Si la course est calme, Hamilton tente une stratégie osée à partir du 32ème tour, puisqu’il ralentit son rythme dans l’espoir de voir Rosberg se faire rattraper et doubler par les Ferrari ou les Red Bull. En fin de course, Vettel et Verstappen sont dans les échappements de l’Allemand. Même en ayant envoyé bouler son ingénieur de piste dans sa quête de titre mondial, Hamilton doit s’incliner. Rosberg termine second avec Vettel puis Verstappen juste derrière lui, incapables de le dépasser.

C’est ainsi qu’en arrivant à Abu Dhabi, Rosberg arrive avec 12 points d’avance sur Hamilton, les Mercedes ayant enchaîné trois doublés consécutifs avec à chaque fois Hamilton vainqueur devant Rosberg. Le Britannique, n’ayant plus rien à perdre, arrive plus serein que l’Allemand, qui craint un problème mécanique comme il y a deux ans.

Avec 385 points contre 380 à son coéquipier, Nico Rosberg devient le 33ème champion du monde de l’histoire de la F1, et le second à devenir champion du monde après son père. La dynastie des Rosberg rejoint celle des Hill, à la différence près que les Rosberg ont pu fêter ce titre ensemble, Damon Hill devenant champion du monde plus de 20 ans après la mort de son père. Nico Rosberg choisit d’ailleurs de mettre un terme à sa carrière quelques jours après son titre, épuisé mentalement et souhaitant passer du temps avec sa famille.

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Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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