Dans les allées du Paddock

Le Grand Prix de France, un des piliers du calendrier F1

Plus ancien Grand Prix du monde puisque créé en 1906 sous la dénomination Grand Prix de l’ACF, le Grand Prix de France a bien évidemment été au programme de la F1, et ce depuis 1950. Contrairement au Grand Prix d’Italie qui a toujours été couru à Monza (sauf en 1980), le Grand Prix de France s’est couru sur sept circuits différents.

Va et vient dans l’Hexagone

À la suite des drames du Paris-Madrid 1903 où meurt notamment Marcel Renault, frère de Louis avec qui il a fondé la marque éponyme, l’Automobile Club de France décide de bannir les courses de ce type avec le soutien des autorités. Cependant, la coupe Gordon Bennett désavantageant le pays, décision est prise d’organiser un Grand Prix en France, dénommé Grand Prix de l’ACF. 32 voitures sont au départ, sur un circuit de plus de 100 kilomètres (5 fois la Nordscheleife !) et le Hongrois Ferenc Szisz remporte la course au bout de 12 heures d’efforts sur une Renault. La course sera déplacée à Dieppe, pour des raisons notamment financières.

Marqué entre autres par la domination des Italiens puis des Allemands dans les années 30, le Grand Prix renaît après la guerre et trouve refuge sur le circuit de Reims à partir de 1948. La ville avait accueilli les deux dernières éditions du GP avant la guerre. En 1950, l’épreuve est logiquement ajoutée au championnat du monde F1 et Fangio gagne la course qui reste la plus longue jamais disputée en F1 (hors Indianapolis) avec 601,8 kilomètres, soit le double d’une course actuelle !

Jusqu’en 1964, l’épreuve est majoritairement courue à Reims, sauf cinq éditions courues à Rouen-les-Essarts et l’édition 1955 annulée suite au drame du Mans. Cette période verra des courses absolument incroyables, mais aussi des drames, comme la mort de Luigi Musso lors du Grand Prix en 1958. Puis la F1 ne sait pas trop quel circuit choisir, si bien qu’entre 1964 et 1967, le Grand Prix est couru sur quatre circuits différents : Rouen, Charade, Reims (pour la dernière fois) et le Mans (pour la seule et unique fois, deux ans après la construction du circuit Bugatti).

Après un retour dramatique à Rouen en 1968 voyant la disparition de Jo Schlesser, la F1 va repasser par Charade par trois fois (1969-70-72), avant de prendre la route du Paul Ricard, au Castellet en 1971. À partir de 1973, le schéma Reims-Rouen va se répéter de nouveau, à la différence près que les circuits sont cette fois le Castellet et Dijon-Prenois (également théâtre du Grand Prix de Suisse 1980), et ce, jusqu’en 1990 (Dijon est utilisé pour la dernière fois en 1984).

Le Castellet aux oubliettes

Le circuit du Castellet est dépossédé du Grand Prix de France en 1991, remplacé par le circuit de Magny-Cours. Racheté par le Conseil Général de la Nièvre en 1986 sous l’impulsion du président François Mitterrand afin de redynamiser la région, il est homologué en 1989 et accueille le Grand Prix de 1991 à 2008. On y verra notamment Michael Schumacher s’y imposer à huit reprises, battant le record de Prost qui avait gagné six fois son Grand Prix national.

Hélas, en 2005 les premiers soucis financiers arrivent. Pendant l’intersaison 2008-2009, le Grand Prix de France disparaît du championnat après le désistement de la FFSA, qui en était le promoteur. Il faudra donc attendre 10 ans avec notamment l’implication de François Fillon et de Christian Estrosi, maire de Nice, et de gros travaux de rénovation pour revoir la Formule 1 dans l’Hexagone lors de la saison 2018, sur le circuit Paul Ricard, 28 ans après la victoire de Prost pour Ferrari.

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Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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