Au volant des courses,  Formule 1

GP du Mexique | Ferrari, le bon coup

Après une semaine de pause, la Formule 1 est de retour au Mexique pour la 17ème manche de la saison. Dans l’ambiance surchauffée d’un Autodromo de los Hermanos Rodriguez acquis à Sergio Pérez, les batailles furent en majorité stratégiques. Et pendant que tout le monde se concentre sur le duel Mercedes – Red Bull, il est une autre bataille entre les deux plus grandes écuries de l’histoire de la discipline. McLaren et Ferrari se livrent un duel sans merci pour la médaille de bronze, qui a tourné à l’avantage des Rouges.

Dire que Ferrari et McLaren se livrent un beau duel relève de l’euphémisme. Les deux écuries historiques de la discipline se rendent coup pour coup dans ce championnat 2021, dans l’ombre cependant des imbattables Red Bull et Mercedes. Elles ne se lâchent pas d’une semelle, bien que le duo de Ferrari se montre un peu plus proche en niveau. Lando Norris avait réalisé un magnifique début de saison, mais Daniel Ricciardo s’était lui montré plus à la peine. Sa victoire surprise à Monza a toutefois démontré qu’il n’avait absolument rien perdu de son coup de volant. Il compte cependant 44 points de retard sur le jeune anglais…

Chez les Rouges, le duel est serré entre Sainz et Leclerc. Le Monégasque est devant l’Espagnol mais ne compte que 5,5 points d’avance. Il le doit à son nombre impressionnant de quatrième places : il a terminé cinq fois au pied du podium ! Son seul podium date du fameux Grand Prix de Grande-Bretagne, où il s’en est fallu de deux tours pour le voir triompher… Sainz compte lui trois podiums mais termine généralement un peu plus bas que son coéquipier. Il n’a cependant raté les points qu’à deux reprises, contre quatre pour le Monégasque…

Et voici que tout ce beau monde arrive au Mexique dans un mouchoir de poche. McLaren est devant, mais ne compte que 3,5 points d’avance sur Ferrari ! Et le Grand Prix des Etats-Unis a tourné à l’avantage des Rouges : Leclerc a fini quatrième devant Ricciardo, Sainz septième devant Norris. Autant dire que la Scuderia est en confiance avant cette manche en terre mexicaine. Toutefois, les qualifications voient Ricciardo s’intercaler entre Sainz, sixième, et Leclerc, huitième. Tous sont devancés par Gasly, qui n’en finit plus de démontrer course après course qu’il mérite bien mieux que sa modeste AlphaTauri. Norris est lui relégué en fond de peloton après avoir changé de moteur, laissant Ricciardo bien seul…

Et le départ va ouvrir un boulevard aux Rouges. Ricciardo prend un bon envol mais se loupe totalement au freinage et harponne Bottas qui part en tête-à-queue. Les Mercedes n’avaient pas pris un départ optimal à contrario de Max Verstappen, qui a réussi à prendre la tête par l’extérieur. Leclerc et Sainz gagnent ainsi chacun une place, car l’Espagnol a été doublé par un Giovinazzi survolté. Ce dernier a bondi de la onzième à la sixième place !

La course est neutralisée pendant quelques tours, le temps d’évacuer les monoplaces de Schumacher et de Tsunoda. Ferrari est à son avantage face à McLaren : les Rouges sont actuellement cinquième et septième. Les Oranges eux sont dans les profondeurs du classement : Norris est quinzième, Ricciardo dix-huitième et dernier après avoir changé ses pneus et son aileron. Au restart, l’Australien passe Bottas, qui va vivre un véritable cauchemar tout au long de cette course. Non content d’avoir été envoyé en tête-à-queue par le pilote McLaren, le voici désormais bloqué derrière lui…

Chez Ferrari, Sainz passe Giovinazzi au restart, puis rien à signaler du côté des Rouges. Les deux monoplaces sont cinquième et sixième, et semblent bien parties pour conserver ce résultat. Gasly est trop loin devant, et les McLaren sont trop loin derrière pour constituer une menace sérieuse. Norris et Ricciardo remontent dans le peloton mais restent loin : ils remontent en dixième et onzième position à partir du 17ème tour.

Le premier des quatre hommes à s’arrêter est Charles Leclerc dans le 30ème tour, alors qu’il était quatrième après l’arrêt d’Hamilton. Il repart neuvième devant Norris et dépose Alonso dans le tour suivant avant de repasser Räikkönen et Vettel qui s’arrêtent eux aussi. L’Anglais de McLaren est donc septième mais comme Sainz, il prolonge son relais autant que possible pour tenter l’overcut. Ricciardo est le second à s’arrêter : conscient qu’il ne peut aller au bout de la course avec ses gommes dures, il rentre à nouveau pour mettre des gommes médium. Le voici treizième, puis douzième après l’arrêt raté de Bottas. Quand rien ne va, rien ne va…

C’est au tour de Sainz, alors quatrième de passer par les stands pour passer les gommes dures. Il repart sixième derrière Leclerc et devant Norris, qui s’arrête dans le tour d’après et retombe au dixième rang devant Giovinazzi et Ricciardo qui retient (encore) Bottas. La fin de course est calme, exception faite du duel Pérez-Hamilton et de petites frictions chez Ferrari. Sainz étant plus rapide que Leclerc, les Rouges souhaitent faire passer l’Espagnol devant pour aller chercher Gasly. Mais le Monégasque met du temps à se laisser passer, peu enclin à laisser filer son coéquipier…

Sainz se lance à la poursuite de Gasly mais l’écart est trop grand, tant et si bien que les Ferrari retrouvent leurs positions à trois tours de la fin. Tandis que Red Bull célèbre la victoire de Max Verstappen et le podium de Sergio Pérez (le premier d’un Mexicain à domicile), Leclerc et Sainz terminent cinquième et sixième, marquant 18 points pour Ferrari. Norris sauve un petit point pour McLaren avec sa dixième place, et voit Pérez creuser l’écart avec lui pour la quatrième place du championnat.

Ferrari est donc la grande gagnante de ce Grand Prix avec un 18-1 infligé à McLaren. Les Rouges comptent désormais 13,5 points d’avance sur les Oranges grâce à un Grand Prix bien mieux mené malgré quelques bisbilles en fin de course. Mais il est compliqué de désigner un vainqueur à l’avance tant la lutte fait rage et les résultats changent à chaque course. Ferrari a gagné cette bataille, mais la guerre n’est pas encore finie…

Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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