Séries

Les quatre erreurs de Vettel: le Grand Prix d’Allemagne, drame dans le Stadium


Cette saison 2018 a été marquée de nouveau par le duel Hamilton-Vettel, et a de nouveau tourné à l’avantage du Britannique. Bien que la Ferrari semblait plus performante que la Mercedes, de nombreuses erreurs ont finalement condamné l’Allemand. La seconde fut commise lors du Grand Prix d’Allemagne.

Le Grand Prix d’Allemagne est un monument dans le monde de la Formule 1. Présent depuis 1950 et le premier championnat du monde, il fut organisé sur la Nordscheleife entre 1950 et 1976. L’Enfer Vert aura vu triompher des pilotes de renom, mais nombreux sont ceux qui y ont laissé la vie. À la suite de l’accident de Niki Lauda en 1976, le Grand Prix migre à Hockenheim en 1977 et accueille la majorité des Grand Prix d’Allemagne. Or les fonds sont à la baisse, et depuis 2014 le Grand Prix n’a lieu qu’une année sur deux, voire peut-être plus du tout pour des raisons financières. Le Nürburgring, qui accueillait l’épreuve en alternance avec Hockenheim entre 2009 et 2013, n’a plus les moyens d’assurer l’organisation d’un Grand Prix.

Sebastian Vettel a donc à cœur de briller peut-être pour la dernière fois devant son public, sur l’Hockenheimring redessiné en 2003. « Baby Schumi », malgré ses nombreux succès, n’a jamais eu l’aura du Kaiser, et le public allemand boude de plus en plus la Formule 1. Après le double abandon des Mercedes en Autriche et sa victoire à Silverstone, Vettel est de nouveau le leader du championnat du monde. Il compte en effet 171 points avant l’Allemagne, contre 163 pour Hamilton.

Les essais voient d’abord les Red Bull en tête le vendredi, avant que la pluie s’invite en FP3. En qualifications, tout se passe comme dans un rêve pour Vettel, qui signe la pole position à domicile, tandis qu’Hamilton, victime d’un problème mécanique en Q1, ne part que 14ème. Vettel a ainsi le champ libre pour augmenter son avance au championnat.

Réalisant un excellent départ, l’Allemand mène la course jusqu’à son premier arrêt, tandis qu’Hamilton met 14 tours pour revenir à la cinquième place. Les positions fluctuent ensuite en fonction des arrêts des uns et des autres. Bottas mène ainsi quelques tours, laissant ensuite Räikkonën en tête, puis Vettel reprend le leadership au 39ème tour.

Le drame arrive treize tours plus tard, alors que la pluie vient jouer les trouble-fêtes. Vettel, toujours en tête, se fait piéger par la piste humide dans le Stadium, alors qu’il avait course en poche. Il freine trop tard, bloque ses roues, tape le mur de pneus et s’enlise dans le gravier. Obligé d’abandonner, il relance totalement la course et le championnat.

Deux tours plus tard, Hamilton emprunte la voie des stands, avant de se raviser au dernier moment et de reprendre la piste. Sous le coup d’une investigation des commissaires, il ne recevra finalement qu’un blâme. Se retrouvant en tête après les arrêts des autres, Toto Wolff confirme sa victoire en ordonnant le gel des positions des deux Mercedes. Bottas avait en effet essayé d’attaquer son coéquipier pour le gain de la victoire.

C’est donc un triomphe absolu à domicile pour Mercedes, qui signe un superbe doublé, tandis que Räikkonën sauve les meubles pour Ferrari en terminant troisième. Au niveau du championnat, Hamilton inflige un 25-0 à Vettel, et reprend la tête du championnat avec 188 points, contre toujours 171 pour l’Allemand.

Pierre Laporte

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Né avec le rêve de rejoindre Schumacher, Senna ou encore Prost au firmament de la Formule 1, aujourd'hui j'essaie de raconter leur histoire, ainsi que celle de tous les pilotes et de toutes les écuries qui ont fait, font et feront la légende d'un des plus beaux sports du monde.

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