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DébrieF1 : GP de Singapour, Vettel est de retour !

Le DébrieF1 revient de manière piquante et humoristique sur les week-ends de course F1 : analyses, focus, stats… Revivez les temps forts de chaque Grand Prix. On le sait, Singapour est toujours surprenant. On vous le confirme encore une fois !

Rouge, rouge, encore rouge

Franchement, au vu du titre de ce DébrieF1, il y a vraiment besoin de développer ? Que dire ! Marina Bay tient toujours ses promesses ! Le jeu nocturne avec les murs auquel s’adonnent les pilotes fait déjà ses premières victimes en essais libres : Bottas termine dans le mur, Albon perd son museau et Perez crève un pneu. En qualifications, les Q1 et Q2 ont le don d’être assez calmes si ce n’est les mauvaises prestations des Haas et des Toro Rosso loin d’être menaçantes. Par contre, ces séances ont redonné le sourire à Cyril Abiteboul : ses deux pilotes atteignent enfin la Q3. Et il n’y a pas qu’Abiteboul qui a le sourire. Nous aussi ! Cette session va faire monter le suspense cran par cran. Prédestiné à être en pole, Vettel scelle un temps qui nous pousse déjà à affirmer qu’on tient notre poleman. Malgré les tentatives de ses détracteurs, personne ne l’approche. Et encore moins les Mercedes qui sont complètement larguées (à une seconde !) et elles le seront tout le week-end. L’Allemand tente d’améliorer lors de son second run mais n’y parvient pas et rentre déjà au garage. C’était sans compter sur la fusée Leclerc qui destitue son équipier avec classe. Avec cette cinquième pole position de la saison, le pilote Ferrari devance même le favori Hamilton qui en compte quatre. Ce dernier n’a pas dit son dernier mot et assène un coup double sur le casque de Vettel dans un sursaut de vitesse. Il rétrograde le pilote Allemand d’une place supplémentaire et s’offre le luxe de clôturer la première ligne aux côtés du Monégasque. Vettel est tellement déçu, qu’il lui faut une quinzaine de minutes pour digérer ce double coup dur avant de rejoindre ses équipiers en interview. Ça promet du joli pour la course !

Au début, on a eu un peu peur, on se l’avoue. La première vingtaine de tours est assez calme, voire même ennuyante. Le super top 5 se calcule, économise ses pneus, évalue mais personne n’ose rien faire. C’est à partir des pit stops que tout se lance. C’est là que tout commence vraiment ! Et le scandale est rouge. Alors que Leclerc est leader, c’est Vettel qui reçoit en premier l’appel du « box, box, box » … étonnant ! Le Monégasque est appelé le tour suivant. Raison suffisante pour Vettel d’appuyer sur le champignon et de faire ressortir son coéquipier des stands juste derrière lui. Rouge de colère, Charles le fait savoir durant une série d’échanges radio. Pas content le Charlou ! Franchement, d’un côté on le comprend. Il est le leader, c’est à lui de rentrer en premier mais en même temps, Vettel nous a sorti un tel tour après son arrêt que quoi que tu fasses Charles, il aurait été devant. C’est ça aussi a loi du pilotage. Bon, autant mettre fin au suspense, si ce n’est quelques Safety Cars habituelles poussées à prendre la piste par le premier abandon de Williams (Russel dans le mur), par Perez en panne et par Kvyat « torpédant » Räikkonën, la course est scellée. La stratégie Mercedes éloigne ses pilotes de toute chance de podium. Du rouge comme Vettel, du rouge comme Leclerc, du rouge comme Ferrari. Les Italiens réalisent le doublé tant attendu depuis si longtemps. Le top 3 est clôturé par un Verstappen qui est resté étonnamment discret et calme, le Hollandais Volant a suivi le move sans remue-ménage. Après le sacre de Charles sur les terres italiennes, on ne peut plus arrêter la vague rouge. Les hashtags #essereferrari ont inondé les réseaux sociaux, les tifosis se sont agités, les italiens se sont écriés « maaa » les doigts vers le ciel. Il est clair que ce Grand Prix de Singapour en sera pas oublié si rapidement.

Par contre, qu’on arrête : Marina Bay, un circuit où il est difficile à dépasser ? Ah bon ? Laissez-moi rire ! Une quarantaine de dépassements ont pu être comptabilisés, sans même parler de la remontée tout en douceur de Ricciardo. Ce Grand Prix a pu mettre en avant divers pilotes inhabituels. Sans parler des messages cachés qui en émanent. On le sait, même avec la récente série de succès cette saison, pour Ferrari, c’est mort. Mais il semblerait que les nouveautés aérodynamiques apportées sur le Cheval Cabré comblent l’écart creusé et lancent un vrai appel au rendez-vous à Mercedes pour 2020.

Focus : Chapeau Robert !

On l’apprend à l’ouverture du week-end : Robert Kubica mettra fin à son contrat avec Williams fin de cette saison. Et il insiste, c’est SA décision. On le sait, en F1 tout n’est pas toujours dit et on se permet de soupçonner qu’il s’agirait plutôt d’un accord à l’amiable. Les raisons sont diverses et parfois, se rejoignent.

Les raisons possibles de Kubica :

La difficulté physique. Il est difficile d’adapter une monoplace à des problèmes physiques. Plus compliqué que sur des voitures du tourisme par exemple. La F1 a évolué depuis qu’il l’a quittée, la réadaptation n’a pas été rude uniquement sur le point de vue physique mais certainement aussi au niveau des évolutions technologiques, ou encore du mental.

Une équipe à la dérive. C’est loin d’être un secret : Williams va mal. Robert reste un pilote, la volonté de performer fait partie de leur ADN.

L’envie de tester de nouvelles choses. Qui sait, peut-être que le Polonais souhaite s’essayer à d’autres championnats (ou écuries) de manière plus sereine, raison qui le pousserait à quitter la galère Williams.

Les raisons possibles de Williams :

S’adapter à Kubica. La situation particulière de Kubica exige évidemment une adaptation à tous niveaux. Peut-être que cette accommodation coûte trop cher, peut-être est-elle trop complexe mais quoi qu’il en soi, dans une équipe au bord de la falaise, c’est un poids supplémentaire qui tire les Anglais vers le vide.

La potentielle valise de Latifi. Senior aurait déjà investi quelques 230 millions et les encourageantes prestations en F2 de Junior ainsi que son expérience avec l’équipe en essais libres et tests fait de lui un candidat sérieux.

L’effet amoindrit de l’aventure humaine. Malheureusement, il en est ainsi. L’engagement de Kubica a soulevé une admiration soudaine qui a évidemment aidé l’écurie. Mais l’effet de cette aventure humaine est retombé aussi vite qu’un soufflet sorti du four. Pour que l’effet soit efficace sur le long terme, il aurait fallu des étincelles, des folies, des choses dingue à proposer. Or, avec des pilotes coincés la plupart du temps sur la dernière ligne, difficile de faire vibrer les gens.

De son côté, le Polonais fait planer le doute quant à son avenir, même s’il affirme son envie de rester en F1.

« Aller en F1 m’a pris beaucoup de temps. J’aimerais y rester mais pas à n’importe quel prix. Je veux avoir du plaisir à conduire et piloter en GP »

Alors, quelles options pour la suite ?

Haas. L’écurie a avoué être en discussions avec le pilote polonais en vue du poste de troisième pilote. Si on ajoute à cela le fait que le portefeuille de Steiner a perdu son sponsor Rich Energy, le groupe pétrolier polonais trainé par Kubica serait certainement le bienvenu.

DTM. Une option hors F1 donc. Audi aurait commencé les négociations avec l’entourage du vainqueur du Grand Prix du Canada 2008.

Quoi qu’il en soit, on ne peut que saluer le courage de Kubica. Parce qu’il faut avoir ce qu’il faut dans le pantalon pour revenir dans une discipline qui a énormément changé et évolué depuis qu’il l’a quittée, pour se battre constamment contre soi et la voiture, en plus, pour faire face aux critiques et à la dérive d’une écurie au bord du gouffre. Il est important de préciser que peu importe les moyens du bord, Robert n’a encore jamais abandonné cette saison !

Tops

Giovinazzi
3.5/5

Pour la première fois, il a été leader d’un Grand Prix durant quatre tours. Conséquence de la stratégie Alfa et des autres écuries, il se retrouve en tête du grand Prix de Singapour. Même s’il s’agit de faits de courses, l’Italien a tout de même fourni une prestation solide, battant son coéquipier vétéran tout le week-end.

Ricciardo
3/5

Difficile de choisir dans quelle catégorie le placer ! Entre des qualifications surprenantes, une disqualification malchanceuse, une remontada digne de ce nom jusqu’à une troisième place et un pit stop long qui le fait retomber en fond de grille, une Safety Car qui l’empêchera plusieurs fois de se relancer à la conquête de la position la plus haute.

Flops

Kvyat
2/5

Visiblement froissé par les déclarations de Marko affirmant que l’actuel baquet libre de Red Bull se jouerait entre Albon et Gasly, Torpédo a ressorti son arme fatale.  Dans une tentative de dépassement sur Räikkonën au 50e tour, le sous-marin russe torpille le Finlandais et déclenche la dernière sortie de la Safety Car. Alors, changement de trajectoire de Kimi ou freinage raté de Daniil ? En tout cas, la guerre froide est déclarée entre la Russie et la Finlande. Le petit Daniil ne mâche pas ses mots : “Si vous défendez, alors défendez. Si vous laissez la porte ouverte, alors laissez la ouverte. Lui, il s’est… suicidé lui-même, tout simplement. Et il a essayé de me tuer avec lui.” Il semblerait que le Russe aurait souffert d’une sorte de condensation sur ses rétroviseurs, rendant la visibilité difficile durant la course.

Sainz
2/5

Il mériterait plutôt d’être élu le malchanceux du week-end. Performant au volant de sa McLaren depuis le début de la saison, l’Espagnol a encore vécu un week-end difficile, entre une voiture au ralenti en Q1 et une Papaya qui le force de faire un arrêt aux stands dès le premier tour de 42.4 secondes, sa course a directement été tuée.

Mercedes
1/5

Incapables de se battre ni pour la pole, ni pour une victoire – voire même un podium- les Gris n’ont même pas mis les chances de leur côté au niveau de la stratégie.

L'image du week-end

Moi quand on me dit que Haas garde ses pilotes

Franchement, on a envie de dire : tout ça pour ça ?? Tant de bras levés aux ciels, de déclarations salées de Steiner, pour finalement garder ce qui lui pose problème ? Ok... Petite pensée émue à Hulkenberg qui voit ses seuls espoirs d’avenir en F1 se tourner vers un baquet Williams déjà presque signé sous le nom de Latifi.

Driver of the week-end

Oui, le Driver of the day existe déjà, on le sait ! Dans cette section, F1nal Lap souhaite mettre en avant un pilote qui aurait tout autant mérité le Driver of the day, voire même le Driver of the week-end.

Bernd Mayländer. Ça doit être le mec qui a le plus fait d’aller-retours entre la piste et la voie des stands et comme toujours, il a assuré!

Allô, radio ?

« On en parlera après la course »
Charles Leclerc
Après avoir déversé toute sa frustration concernant les choix stratégiques de Ferrari

La stat

142

Lewis a mené sa 142e course. Un record détenu jusque-là par Michael Schumacher que le Britannique égale sur le macadam de Singapour.

Podium F1nal Lap

Vettel
Solide week-end avec l’envie derrière le volant
Leclerc
Un week-end dans la continuité de ses dernières prestations
Giovinazzi
Un week-end prestation
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Fondatrice et rédactrice en chef. Amoureuse de la course et du journalisme depuis des années, le ronronnement des moteurs m'a bercée depuis ma plus tendre enfance et rythme mon quotidien. F1nal Lap a pour but de rapprocher les amoureux de la F1 au plus près du Paddock au travers d'un contenu original et recherché. F1nal Lap, la F1 comme vous ne l'avez jamais vue !

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