DébrieF1

DébrieF1 : GP de France, on ne prendrait pas un petit Ricard ?

Le DébrieF1 revient de manière piquante et humoristique sur les week-ends de course F1 : analyses, focus, stats… Revivez les temps forts de chaque Grand Prix. C’est France que les monoplaces ont roulé ce week-end. Attendez… il y a eu un Grand Prix ?

Il parait qu’il y avait F1 ce week-end…

Lors de l’écriture de ces lignes, honnêtement, c’était difficile. Ce DébrieF1 sera bref, tout comme l’enthousiasme qu’on a pu vivre lors de ce meeting français. Sur TOUT le week-end, on peut compter sur les doigts de la main les quelques sursauts et instants qui auraient pu attirer notre attention.

En essais libres, la domination Mercedes est sans équivoque. À part quelques sorties de piste de Lewis Hamilton et un Grosjean en difficulté mécanique lors de la première séance, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Les qualifs, c’était la même chanson. Les Renault ont oublié que les 4e et 5e place, il faut les jouer surtout en Q3 et non en Q1. Les Haas ont eu le talent de mettre en piste une nouvelle technologie : des voitures invisibles. Celles qui privent le Frenchie Romain de toute possibilité de briller face à son public. Comme d’hab, Mercedes signe un doublé avec un Hamilton qui explose le record de piste. La routine quoi… Seule petite satisfaction, Leclerc revient devant Vettel. Et encore, l’Allemand a fauté et a dû se contenter d’une septième place douloureuse. Tellement douloureuse qu’elle se situe même derrière les McLaren de Norris et Sainz qui ont réalisé un magnifique job.

La course… Quelle course ? Vous en avez vu une vous ?
L’ennui était au rendez-vous, c’était d’une monotonie extrême. Les positions bougent à peine, peu de dépassements… Alors pour casser l’envie de s’endormir, on a joué à un jeu : le jeu du tour le plus rapide. Oui, vous avez bien lu. C’est dire ! Presqu’à chaque tour, un des pilotes améliorait. Allez Mesdames et Messieurs, levons les paris : qui va se l’attribuer ? Hamilton ? Bottas ? Vettel ? On ne va pas se mentir, en exagérant à peine, on peut attribuer 90% des fastest lap au pilote britannique, qui s’est également donné la peine de battre le record de piste. Tout ça pour qu’au final, Vettel s’arrête un tour avant la fin, et gommes fraîches aux pieds, le lui pique sur la ligne d’arrivée. Après son appel (pour la sanction du Canada) soit refusée, ce n’est qu’une maigre consolation pour le pilote Allemand qui voit la tête du championnat lui faire de grands signes d’adieu depuis sa cinquième place finale.

Une médaille d’honneur particulière peut-être remise à Norris, Ricciardo, Hulkenberg et Räikkönen qui ont décidé d’amener un peu d’animation (la seule…): une petite bataille à quatre lors du DERNIER tour. On vous le dit, ce Grand Prix de France, ouhou c’était la folie. Et nos amis Français ne peuvent pas dire qu’ils ont un super rapport qualité-prix sur leurs tickets : un Grosjean qui ne termine pas la course, un Gasly 10e, la Renault de Ricciardo qui se fait éjecter par Madame Pénalité du top 10 (deux fois 5 secondes pour dépassement dangereux) … Dur, dur !

Focus : pourquoi le Castellet est si multicolore ?

Non, ces bandes ne sont pas là pour hypnotiser le spectateur ! Pas de bacs à gravier, ni de tronçon d’herbe, le Paul Ricard offre un visuel bien particulier avec ses longues bandes bleues et rouges en bord de piste. Ces bandes ne sont pas là que pour faire joli. Ce sont des lignes de tarmac à abrasivité croissante. Explications.

Ces fameuses bandes ne remplacent pas les bacs à graviers uniquement « physiquement » mais également dans leur fonction. Elles sont réalisées avec des matériaux abrasifs et on pour objectif de ralentir toute voiture qui sort de piste afin de réduire la vitesse. Comment ça marche ? Elles offrent plus d’adhérence que la piste et c’est ce qui permet de ralentir les monoplace en toute sécurité. Et la couleur fait sens également ! Les bandes rouges sont beaucoup plus efficaces que les bleues. Ainsi, si une voiture sort de piste et devait venir s’encastrer dans le mur, elle passera d’abord sur les bandes bleues, puis rouges, qui vont fortement ralentir sa course, voire même l’arrêter.

Tops

Verstappen
4/5

Rien à redire sur le week-end du Hollandais. Pas d’émules, une qualification et une course propres et un résultat, à la clé, très satisfaisant.

McLaren
4/5

Peut-on réellement nier le plaisir de voir les Papayas dans le top 10 tout ce week-end ? Les deux pilotes McLaren se sont illustrés dans de belles performances, chacun a réalisé une course exemplaire et les voitures ont tenu leurs promesses.

Flops

Madame Pénalité
1/5

Chère Madame, je vous écris cette lettre afin que vous cessiez d’exercer à tout va, à toute heure et sur tout dépassement. Nous comprenons que votre poste engage de grandes responsabilités mais à ce rythme, plus aucun pilote n’aura la possibilité de dépasser. Cordialement.

Le chauvinisme
2/5

On s’attendait tout de même le bleu-blanc-rouge illuminer la piste un peu plus que ça. Les deux pilotes locaux n’ont pas fait de folie : Gasly 10e, et Grosjean, carrément out. Les moteurs Renault ont surtout brillé chez McLaren et l’écurie perd son doublé dans le top 10 suite à la pénalité de Ricciardo. Pas top pour l’égo français.

L'image du jour

McLaren se bat avec une Red Bull.

Même si cela n’a pas été long mais qu’est-ce que ça a été bon. Vous auriez dit l’année dernière qu’une McLaren serait en position de se battre avec une Red Bull au départ, on vous aurait ri au nez !

Driver of the day

Leclerc. Norris a été élu par les spectateurs, comme toujours F1nal Lap veut mettre en avant celui qui ne l’a pas été : Charles Leclerc. Et honnêtement, nous avons hésité avec Verstappen qui le méritait tout autant ! Mais le cœur a penché pour Charles parce qu’il s’en ait pris pas mal sur la figure ces derniers temps. Et même si on n’est pas contre de voir un Vettel devant pour casser la suprématie des Flèches d’Argent, le voir être devancé par Leclerc fait chaud au cœur. Parce qu’à nouveau, il prouve qu’il mérite sa place en F1 et chez Ferrari et qu’il mérite d’avoir la confiance nécessaire pour être mis en avant au sein de l’écurie.

Allô, radio ?

Daniel, n'oublie pas de boire !
Team Renault
à Daniel Ricciardo qui répond qu’il y a un problème de connexion

La stat

850e Grand Prix pour McLaren, un sacré chiffre ! Norris et Sainz ont fêté cet anniversaire dignement.

Podium F1nal Lap

Hamilton
Il a pris le temps d'étudier la piste pour la gérer au mieux lors de la course.
Verstappen
Calme, efficace et propre
Raikkonen
Le père Kimi n'a pas perdu la main
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Fondatrice et rédactrice en chef. Amoureuse de la course et du journalisme depuis des années, le ronronnement des moteurs m'a bercée depuis ma plus tendre enfance et rythme mon quotidien. F1nal Lap a pour but de rapprocher les amoureux de la F1 au plus près du Paddock au travers d'un contenu original et recherché. F1nal Lap, la F1 comme vous ne l'avez jamais vue !

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