DébrieF1,  Formule 1

DébrieF1 : Bakou, tout ça pour ça ?

Le DébrieF1 revient sur le week-end des courses F1 de manière piquante et avec humour : analyses, focus, stats… Revivez les temps forts de chaque Grand Prix. Quatrième meeting de la saison, la F1 avait posé ses bagages à Bakou.

Ouverture du rideau sur le week-end et du rouge au menu

Du rouge d’abord, dans les drapeaux. Cinq ! Oui, cinq drapeaux rouges, avant même d’avoir la course. La première séance d’essais libres voit une bagarre particulière éclater : une plaque d’égout contre la monoplace de Russel. Score final : 1-0 pour la plaque. 2-0 même, puisque la séance est arrêtée pour vérifier toutes les autres plaques du circuit. C’est parti pour pas moins de 300 pit-stops.

La deuxième session surenchérit. Stroll décide de faire connaissance avec le virage 2. Après la reprise, Daniil Kvyat commet une erreur dans le virage 7, malgré de bons temps signés. La lanterne rouge est à nouveau activée pour la dernière fois de la journée.

Du rouge aussi, dans les chronos. Les Chevaux Cabrés ne demandent pas leur reste et enchaînent les temps. Le duo italien termine les séances dans le top en redonnant espoir aux tifosis pour la qualification à venir.

Dommage, l’espoir fut de courte durée. La conclusion est simple : les Flèches d’Argent passent entre les deux drapeaux rouges et signent les deux meilleurs temps, Bottas en tête.Des drapeaux rouges avez vous dit ? Encore ?! Le premier est signé Kubica qui tire droit et plante sa malheureuse Williams dans le décor du virage 8. Feu vert pour l’évacuation, le nettoyage et la réparation.

« Je suis tellement stupide »


Charles Leclerc

Spoiler ! Vous l’avez compris, le cinquième drapeau rouge s’illumine dans le sillage de Leclerc. Le sang de la Ferrari a coulé dans le même virage, dédicacé par Kubica. « J’ai fait une connerie, je ne peux utiliser un autre terme. » Coup dur pour le Monégasque, lui qui espère pouvoir disputer ses Grands Prix au moins sur le même pied que son coéquipier, ça sent le roussi.

 

Perdu : Grand Prix passionnant

Après ces sessions, on ne va pas se mentir, en tant que spectateur, on ne se sent plus ! Bakou a sa réputation : « il s’y passe toujours quelque chose ! » Même avant que les feux s’éteignent sur la piste, le sang nous monte aux tripes. Surexcités, on attend une course de folie. 15h10, extinction des feux, la tension est à son comble, les bolides démarrent. On attend, on attend, et on attend encore… Tel un soufflé raté, l’enthousiasme retombe. « Tout ça pour ça ?? » a-t-on envie de crier. Digne d’une cour de récréation, les voitures se suivent sagement l’une à la suite de l’autre. Alors oui, « salue le talent et le professionnalisme des pilotes » me dira-t-on. Et je le reconnais volontiers. « Il y a eu beaucoup de dépassements ! » criera l’un ou l’autre amateur. Des dépassements pour la plupart en ligne droite, DRS en main, on a connu plus original. 

Il faut être honnête, la seule vraie folie de ce Grand Prix, c’était le magnifique « torpedo inside de real torpedo » made in Ricciardo qui fait désormais rire les réseaux sociaux. On a tout de même eu droit à une once de suspens dans les deux derniers tours. Le petit sursaut d’Hamilton dans les échappées de Bottas a peut-être entrouvert les paupières lourdes du supporter Mercedes.

 

Focus : Williams

Williams, parlons-en. L’écurie n’est même plus au bord du gouffre, elle est dedans et le fond se rapproche à grande vitesse. « Nous sommes tous victimes chez Williams, personne n’est satisfait de cette situation, déclare Kubica qui vit la pire saison de sa carrière. La magnifique aventure humaine de départ se transforme en désastre. Et honnêtement, ça fait mal au cœur. L’écurie subit les tempêtes et tente de garder son navire à flots.

Le mal de mer. À peine le quatrième round entamé, on craint la moindre faille chez Williams, faute de pièces disponibles. Chaque petite pièce qui se détache ou s’abîme est un supplice. Alors deux voitures éliminées, une par une plaque d’égout, l’autre dans le mur, relève d’une nécessité de se rendre à Lourdes. Finalement, l’écurie britannique a réussi à rafistoler ses monoplaces avec des pièces tant bien que mal « recyclées » de leurs tests à Barcelone…Raison pour laquelle Kubica s’élancera de la voie des stands, l’écurie a enfreint la règle du parc fermé afin de travailler davantage sur sa monoplace.

Malchance. En plus des soucis financiers, Williams subit les coups de malchance. Il suffit de voir cette histoire de plaque d’égout ou de la dépanneuse qui ramène la Williams blessé et qui s’accroche à un des panneaux publicitaires du circuit. Un petit coup de pouce de Dame Chance ne serait jamais de refus.

Rumeurs. Pour ne rien faciliter, des rumeurs de rachat surgissent. L’écurie pourrait tomber entre les mains russes de Dmitry Mazepin, un homme d’affaires milliardaire et père de Nikita, l’actuel porteur du numéro 3 chez ART GP en F2. Des bruits de Paddock rapidement démentis par Claire Williams. Vérité ou simple rumeur, cela ne fait jamais de bien au moral, surtout quand il est déjà bien bas.

Tops

Leclerc
4/5

Il mérite son Driver of the day. Malgré son erreur de jeunesse (que le pilote qui n’en n’a jamais fait lui jette la première pierre), il signe une belle course. Leclerc n’a rien lâché malgré une équipe Ferrari pas forcément de son côté au niveau des choix stratégiques, il a bataillé jusqu’au bout. Preuve en est, le podium lui a échappé, il rentre dans les derniers tours pour se chausser de gomme fraiche et vole le point du meilleur tour à Bottas.

Bottas
5/5

Pas grand-chose à dire. Le calme finlandais (et surtout le porridge) a frappé. Pole position et victoire, un week-end presque parfait -à un hat-trick près- pour le pilote Mercedes.

Rookies
3.5/5

Norris, Albon et Giovinazzi ont montré leurs dents, avec le respect et le talent des grands pilotes. Ça fait du bien, on avoue.

Flops

La course
0.5/5

Faut-il en dire plus ?

La stratégie Ferrari
2.5/5

Comme disait Bernie Ecclestone, il y a peut-être un peu trop d’italiens chez
Ferrari.

Les commissaires de piste
3/5



L’organisation autour de la piste de Bakou était quelque peu… à côté de la plaque! Elle a mis du temps à se mettre en place. Entre les plaques d’égouts et leurs réparations approximatives ou encore la dépanneuse qui attrape le panneau publicitaire, il y avait de quoi rire. Iceman, lui, ne rigolait pas trop : «
 Nous sommes passés pour des amateurs. C’est à la FIA de s’assurer que le circuit soit dans le meilleur état possible. ».

 

C’est un peu comme ça que je règle mes problèmes aussi….

F1nal Lap podium

1. Bottas
Un week-end propre et victorieux
2. Leclerc
Un Driver of the day battant
3. Vettel
Belle image de fair-play

Crédits : F1, AutoHebdo, Radio-Canada, GPFans, Scuderia Toro Rosso, Mercedesblo

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Fondatrice et rédactrice en chef. Amoureuse de la course et du journalisme depuis des années, le ronronnement des moteurs m'a bercée depuis ma plus tendre enfance et rythme mon quotidien. F1nal Lap a pour but de rapprocher les amoureux de la F1 au plus près du Paddock au travers d'un contenu original et recherché. F1nal Lap, la F1 comme vous ne l'avez jamais vue !

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